LE RAPPORT ENTRE OTAN ET MOSCOU

Avec la fin de la guerre froide et la disparition de la bipolarité, les relations entre l’OTAN et la Russie ont connu un changement radical. Cette coopération a mené à de nombreux traités de coopération qui ont donné un caractère plus confidentiel aux relations entre l’OTAN et la Russie. Parmi ceux-ci, on peut citer le Founding Act de l’OTAN-Russie de 1997 et le Conseil de l’OTAN-Russie de 2002.

Si, pendant vingt ans, les relations se sont maintenues entre des hauts et des bas mais sans points de rupture, en 2014, la crise en Ukraine a amené l’OTAN et ses pays membres à exprimer leurs vives préoccupations au sujet de l’intervention russe en Crimée et à l’annexion ultérieure de la Péninsule. Ces préoccupations ont interrompu toute forme de coopération civile et militaire avec Moscou.

Après l’annexion – déclarée illégale et illégitime – de la Crimée en mars 2014, les membres de l’OTAN se sont réunis à Newport au Pays de Galles pour aborder la question ukrainienne. Les dirigeants des pays de l’OTAN ont fermement condamné l’intervention militaire de la Russie en Crimée, en affirmant que cette invasion est une violation du droit international et que la Russie aurait dû retirer immédiatement ses troupes du sol ukrainien, et mètre ainsi fin à l’occupation illégitime de la péninsule. De plus, la Russie devrait également, s’abstenir de toute action agressive à l’égard de l’Ukraine et interrompre le flux transfrontalier d’armes, de personnes, d’équipements et de fonds en soutien aux séparatistes afin de ne pas alimenter les tensions entre les parties. L’OTAN a ensuite conclu qu’il n’y aura pas de reconnaissance internationale de l’annexion et qu’elle continuera à considérer la Crimée comme territoire ukrainien.

La position de l’OTAN est également soutenue par l’Union européenne et par tous ses pays membres qui ne font pas partie de l’OTAN. Bien que tous aient décidé de voter en faveur des sanctions internationales contre la Russie, de nombreux pays, dont la France et l’Italie en 2017, ont demandé à l’Union européenne de réduire la portée des sanctions, et à l’OTAN de reprendre la coopération avec Moscou, en vertu notamment de la difficile résolution du conflit syrien. Cette situation a créé des frictions importantes entre les pays européens, favorisant la création de deux blocs. Le bloc occidental avec l’Allemagne, la France et l’Italie qui demande de réduire la portée des sanctions et qui a repris les relations économiques avec Moscou, et le bloc de l’Est avec les pays de l’Europe de l’Est qui, au contraire, demande non seulement de maintenir les sanctions mais aussi une protection accrue de la part de l’OTAN.
Nous pouvons donc conclure que bien que la position de la France et de l’Italie soit politiquement solide à l’intérieur de l’Otan, on n’enregistre pas cette solidité du point de vue économique. La France et l’Italie ne s’alignent pas sur les autres pays européens , au contraire, ils demandent la réduction de la portée des sanctions et la reprise des échanges économiques normaux avec la Russie.

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