ÉCONOMIE ET COOPÉRATION SUR L’AXE PARIS-MOSCOU

Ces dernières années, la Russie a tourné son regard vers l’Est, en particulier vers l’Asie mineure. Malgré cette ouverture, les pays européens gardent la prééminence en terme d’échanges commerciales avec Moscou. Parmi ces pays, la France a mis en place des rapports économiques stables avec la Russie malgré leurs vision politiques opposée.

Dans le rapport économique annuel du « service économique » de l’ambassade de France à Moscou, il est apparu qu’il existe une forte présence d’entreprises françaises sur le marché russe et que celles-ci sont enracinées et délocalisées dans les différents secteurs de l’économie russe.
Les données du CEFIC (Conseil économique, financier, industriel et commercial) pour l’année 2018 ont montré que la France est le troisième investisseur étranger en Russie en ce qui concerne le stock et le deuxième investisseur en flux économiques. Lors du dernier sommet du CEFIC auquel le Ministre de l’Économie et des Finances français Bruno Le maire et le Ministre du Développement économique de la Fédération de Russie Maxime Orechkine ont participe. Les représentants des deux pays ont confirmé les données du marché et la tendence positive des échanges entre les deux pays et ils ont signé des accords de coopération entre les deux gouvernements et les entreprise. À cela s’ajoutent les trente déclarations d’intention que les deux pays ont signées dans des domaines clés tels que l’environnement et le changement climatique, la mobilité et l’innovation et la productivité du travail. Le sommet s’est conclu avec une première analyse des données pour 2019, qui ont confirmé la tendance positive des échanges entre les deux pays.

Qu’est-ce qui importe et exporte la France en Russie?

Avant d’analyser concrètement quels sont les produits importés et exportés des deux pays, il est utile de rappeler que la France a voté en faveur des sanctions internationales contre la Russie. Toutefois, au cours de l’année écoulée, le président français Macron s’est engagé à ce que la portée des sanctions ne réduise pas le potentiel économique français et ne diminue pas le volume des échanges entre les deux pays. Un autre point à prendre en considération est que Paris exporte plus que ce qu’il importe de et vers la Russie.

Les importations sont toutes liées au secteur de l’énergie et en particulier au gaz. La France est actuellement le dix-septième pays en volume d’hydrocarbures importés de Russie, en raison de la croissance de sa demande d’énergie, même si la présence de centrales nucléaires pour la production d’énergie réduit la dépendance de Moscou par rapport à l’Allemagne et à l’Italie. En ce qui concerne les exportations, il existe une asymétrie entre les ventes directes et les investissements. Actuellement, la France n’exporte que 4% de ses produits en Russie (dont la plupart sont des cosmétiques, des produits alimentaires et des articles de haute couture). Elle se situant donc derrière l’Allemagne et l’Italie. Mais si l’on observe les investissements économiques et industriels, la tendance est opposée, avec Paris qui exploite les deux colosses Total et Vinci et se place au premier rang pour des investissements en Russie.

Total a en effet annoncé d’avoir conclu un accord avec Novatek pour la participation directe du 10% en artic LNG2, le nouveau gisement avec un pole d’extraction de gaz naturel liquide situé dans la péninsule de Gydan, en Russie.

Étaut donné compte que Total a déjà une participation du 19% à l’intérieur du groupe Novatek et que celui-ci a annoncé de vouloir maintenir le 60% du projet, l’intérêt global du groupe français dans le nouveau projet GNL monte au 21%.

Nous sommes heureux d’avoir conclu les accords définitifs pour notre entrée dans ce nouveau projet de GNL de classe mondiale basé sur les vastes ressources de gaz russe avec notre partenaire Novatek. Arctic LNG 2 est basé sur le succès de Yamal LNG et introduira plusieurs solutions innovantes pour augmenter encore la compétitivité « , a commenté Patrick Pouyanné, Président et CEO de Total.


Total et Novatek prévoient de délivrer au terminal dans la Mer du Nord et de l’Asie au plus tarde en 2023 le premier train de gaz naturel liquide.


Nous pouvons donc conclure que, comme pour d’autres pays européens, les différentes visions politiques n’ont pas affecté et conditionné les relations économiques entre Moscou et Paris. En effet, à ce jour, les relations économiques de la France et de la Russie sont non seulement solides et basées sur une relation de coopération mutuelle, mais elles ont aussi un avenir prospère et de forte croissance.

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